Pierre Gougaud

    (Brénac 26 juillet 1912 – Carcassonne 6 octobre 1988)
    Page   26 Juin 2017

    L'Oeil de la source, chronique d'un village occitan, révéla à la fin de l'été 1978 un remarquable mémorialiste –Pierre Gougaud- dont on eût pu croire qu'il s'était lancé, la retraite venue, dans l'évocation pittoresque et nostalgique d'un passé rural révolu. En fait, issu d'une famille paysanne de la Haute-Vallée de l'Aude devenu très jeune, et pour toute sa vie active, employé des chemins de fer, Pierre Gougaud a " toujours écrit " comme il se plaisait à le dire lui-même. Des contes fantastiques, réalistes, sentimentaux –en français d'abord, en occitan plus tard –jalonnent le cours d'une existence qui, en vérité était vouée à l'écriture. A la fin des années 1940 n'avait-il pas timidement fréquenté la chambre de Joë Bousquet qui fut le premier lecteur critique de ses textes ? Mais combien de cahiers furent, les jours de découragement, détruits, jetés au feu ! Il fallut donc que P. Gougaud attende le soir de sa vie et la reconnaissance d'un éditeur parisien pour donner à lire régulièrement, des ouvrages de fiction et des contes populaires. En effet, ayant pris conscience de l'ampleur et de la beauté du répertoire traditionnel qu'il devait à sa grand-mère, il devint, dans les dernières années, un conteur public et un éditeur de contes. Expérience très rare où l'on devient l'ethnographe de sa propre mémoire. Notons enfin que son frère Raymond, et son fils Henri, ont perpétué, à leur façon, la double tradition familiale : ils sont aussi des "raconteurs" par la plume et la parole.
    D.F - Les Audois (ISBN 2-906442-07-0)

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