Famille de Trencavel

    12e et 13e siècles
    Page   08 Fév 2019

    Le premier Trencavel fut Bernard Aton (1074-1129) qui réunit les biens de sa mère Ermengarde (comté de Carcassonne et Razès, Vicomtés de Béziers et Agde) à ceux de son père, Raimond Bernard Trencavel (Vicomtés d'Albi et Nîmes). Son petit-fils Roger II, vicomte de 1167 à 1194, épousa la sœur du comte de Toulouse, Azalaïs. Le consulat de la ville apparaît constitué à la fin de son règne (1192). C'est également avec Roger II que la famille Trencavel s'ouvre au catharisme. Azalaïs, qui demeure volontiers à Burlats, dans la vicomté d'Albi, écoute d'une oreille attentive les prêches des Bons Hommes ; Roger II, lorsqu'il meurt en 1194, c'est à un sympathisant notoire de l'hérésie, Bertrand de Saissac, qu'il confie la tutelle de son fils mineur et la garde des domaines. Lorsque celui-ci, Raimond Roger, accède à la majorité en 1129, quelles qu'aient été ses convictions personnelles, que nous ignorons, il se trouve de fait confronté à des vassaux et à des villes largement gagnés au catharisme. Les évènements, ainsi que l'habileté politique de son dangereux oncle Raimond VI de Toulouse, firent de lui le premier héros et la première victime de la Croisade contre les Albigeois.
    L'on sait qu'il mourut dans un cachot de sa propre cité, dès 1209 alors que Simon de Montfort venait d'usurper le titre de vicomte de Carcassonne que lui confirma le Concile de Latran en 1215. Raimond Roger laissait une jeune épouse, Agnès de Montpellier et un fils en bas âge, Raimond qui fut confié au comte de Foix. En 1224, dès qu'Amaury de Montfort eut regagné l'Ile de France, Raimond VII, victorieux, rendit Carcassonne au jeune Raimond qui ne le garda que jusqu'à la croisade royale de 1226, qui vit le consulat de la ville prêter serment de fidélité à Louis VIII. Le traité de Meaux de 1220 fit définitivement de Carcassonne le centre d'une sénéchaussée royale. Raimond Trencavel, retiré de la Cour d'Aragon, ne renonçait pourtant pas. En 1240, il leva une armée avec l'appui de tous les grands faydits et vint mettre le siège devant Carcassonne. La Cité était tenue par le Sénéchal Guillaume des Ormes. Les opérations durèrent 25 jours, très durement, avec mines, sapes et assauts. In extrémis, lorsque Carcassonne allait tomber, Trencavel dut lever le siège le 11 octobre 1240, à cause de l'arrivée inopinée de renforts royaux. Il se retira à Montréal où les troupes royales vinrent à leur tour l'assiéger. Il s'en échappa avant la reddition de la place pour se retirer à nouveau en Aragon. Les comtes de Foix et de Toulouse ne l'avaient guère soutenu : sa tentative était-elle prématurée, et celle de Raimond VII deux ans plus tard fut-elle trop tardive ? En septembre 1246, Raimond Trencavel céda tous ses droits à Louis IX et en 1247, à Paris, brisa devant le roi son sceau de vicomte de Béziers et Carcassonne. Peut-être ensuite se croisa-t-il avec Saint-Louis ? Le dernier acte que l'on ait conservé de lui date de 1263. Il dut mourir avant 1267, date où son fils Roger apparaît sous le titre de Roger de Béziers, fils de Trencavel, dit vicomte de Béziers. Le dernier Roger se croisa en 1269 et tel est le dernier acte connu concernant la dynastie des Trencavel.
    A.B - Les Audois (ISBN 2-906442-07-0)

    Son fils, Jean-Jacques (Carcassonne entre 1651 et 1658 – 3mai 1697) réalise des retables à Carcassonne, Maquens, Montréal. Sa mort relativement prématurée limite sa production artistique.
    Neveu de Jean-Jacques, Louis Parant (Carcassonne 14 mai 1702 – Toulouse 1772), complète sa formation de sculpteur et d'architecte à Paris et à Rome. Il aurait été employé aux travaux de l'Escurial. Après un bref séjour à Carcassonne, il exécute les ornements de la façade du Capitole à Toulouse, ce qui lui vaut d'être nommé professeur à l'Académie des Beaux-Arts.

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