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Exposition : Communes vibrations

mardi 20 février au samedi 2 mars - Du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h30 à 18h.

Je m’appelle Vergnes Mattéo. Le vergne est l’autre nom de l’aulne, l’arbre. J’apprends que l’aulne vert est spécialement adapté aux terrains inhospitaliers, souvent ses branches souples font face à la neige et ce sont les premiers à repousser après une avalanche.
J’aime cette idée de résistance face aux éléments car comme le disait Gilles Deleuze dans son Abécédaire « Créer c’est résister » 
Résister au monde oppressant, aux idées malsaines.
Résister… chacun ses moyens pour le faire, chacun son parcours.

Le mien commença à l’école des beaux-arts de Marseille ( INSEAMM : Institut national supérieur d’enseignement artistique Marseille Méditerranée) où j’obtins en 2019 un DNA option art avec mention, puis en juin 2021 un DNSEP option art avec félicitations du jury. L’année suivante j’eus la chance d’être sélectionné pour être en résidence durant une année à Buropolis, un groupement d’ateliers d’artistes et de salles d’expositions dans le 9éme arrondissement de Marseille. Puis chemin faisant, et depuis ma sortie de l’école des beaux-arts, j’essaie de présenter régulièrement mon travail, que ce soit dans des galeries, dans des centres d’art ou dans des lieux d’expositions plus improbables. Par exemple, en août dernier à Toulon, à l’occasion d’un festival d’écritures contemporaines, j’ai fait une lecture performée d’un de mes textes intitulé : le trafic saturé du dessin, dans un garage transformé par le garagiste en salle de spectacle pour une soirée.
Je remercie la ville de Carcassonne de mettre à ma disposition la Chapelle des Dominicaines car chaque lieu ayant son identité propre, il est très intéressant pour moi de devoir m’adapter à ce lieu. Si j’ai voulu nommer mon exposition : Communes vibrations, c’est pour mettre en évidence le fait que mon travail graphique, mon travail d’écriture et mes propositions de performances sont intimement liés, dialoguant entre eux, tout en laissant émerger des énergies différentes. Quand je dessine, quelque soit la thématique, j’essaie de ne rien intellectualiser et de ne mettre aucune barrière entre mon corps, ma main qui trace et le graphisme déposé sur le support, afin que dans un lâcher prise mes émotions puissent prendre forme. Quand j’écris, je suis dans une attitude plus réflexive mais guidé aussi par le désir de créer des images, images qui cette fois ne laisseront pas de traces figuratives sur un support, mais trouveront un écho, je l’espère, dans l’imaginaire de mes lectrices et lecteurs. Quand, pour certains textes, le désir me vient d’en faire des lectures performées, c’est pour ajouter un rythme, le grain de ma voix et aussi pour créer d’éventuelles connivences avec mes auditrices et auditeurs. La performance pour moi, réalisée au sein de mon univers graphique est une autre façon d’exprimer mes émotions, émotions mises en voix et en corps comme une synthèse du dessin et de l’écriture. Mes sources d’inspirations sont multiples : références poétiques, contes, rencontres singulières, d’ailleurs le titre de l’exposition est un clin d’œil au recueil de René Char intitulé Commune présence.

Gratuit