Les blasons de Carcassonne

    selon Malte-Brun (la France Illustrée, 1882)

    Ville Haute : «D’azur, à un portail de ville, accompagné de deux tours crénelées d’argent et surmonté d’un écusson d’azur à trois fleurs de lis d’or.» Malte-Brun ne donne pas toujours des blasonnements rigoureux : ici le portail de ville (qui est une muraille équipée d’une porte) est confondu avec la porte elle-même : c’est la porte qui est surmontée de l’écusson, non le portail, ce dernier flanqué et non accompagné de deux tours.

    Ville Basse : « D’azur, semée de fleurs de lis d’or sans nombre, au besant d’or mis en coeur, chargé d’un tourteau de gueules, surchargé d’un agneau pascal d’argent supportant une croix d’or avec un guidon d’argent chargé d’une croix de sable. » Ici aussi on constate deux anomalies: «Sans nombre», synonyme de «Semé» fait pléonasme; «supportant» signifie «posé dessus» ce qui n’est pas le cas de la croix, qui est en fait simplement «portée», si on n’utilise pas le terme spécifique de «croisé» normalement utilisé ici. Un blasonnement plus correct serait : « D’azur, semée de fleurs de lis d’or, au besant du même mis en coeur, chargé d’un tourteau de gueules, surchargé d’un agneau pascal d’argent croisé d’or, le guidon aussi d’argent chargé d’une croix de sable ».

    Carcassonne : Il se décrit ainsi : « D’azur semé de fleurs de lys d’or au portail de ville flanqué de deux tours couvertes d’argent, maçonné, ajouré et ouvert de sable, la porte coulissée aussi d’argent surmontée d’un écusson de gueules chargé d’un agneau pascal d’argent à la tête contournée nimbée d’or, portant un panonceau aussi d’argent surchargé d’une croisette du champ » Ce blason est le résultat d’une recomposition à partir des blasons jadis distincts, de la ville haute et de la ville basse.

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