Un tableau du musée des beaux-arts prêté au musée Le Scuderie del Quirinale de Rome

    Article   13 Oct 2021

    La qualité des oeuvres du musées des beaux-arts de Carcassonne est à nouveau mise à l’honneur grâce à une oeuvre de Henri Jean Guillaume MARTIN (Toulouse 1860 – La Bastide du Vert 1943).
    Il s’agit du tableau Paolo Malatesta et Francesca da Rimini aux enfers , peint en 1883, dont la Ville fait le prêt au musée Le Scuderie del Quirinale de Rome (les écuries du Quirinale), du 15 octobre 2021 au 9 janvier 2022, à l’occasion de sa nouvelle exposition « Inferno, una topografia del Male».

    L’oeuvre
    Cette huile sur toile de grande taille (400 x 290 cm) est le premier succès d’Henri Martin, qu’il présenta au Salon de 1883. OEuvre de jeunesse, elle est exécutée dans un esprit très différent de ce qui fera la caractéristique de son oeuvre. Ici point de touche divisionniste, mais un travail d’esprit plus symboliste dans une atmosphère et un éclairage ténébrosiste. Il a peut-être réalisé cette toile après la représentation du drame lyrique d’Ambroise Thomas « Francesca da Rimini » à l’opéra de Paris. Le groupe est plongé dans l’ombre éclairé brutalement d’en bas par le brasier de l’Enfer.
    Au premier plan, Dante et Virgile à contre-jour regardent le couple maudit de Paolo et Francesca. Dénudés, ils semblent flotter audessus du brasier, Paolo soutenant Francesca, avant leur disparition dans la fournaise.

    L’exposition
    Pour commémorer les sept cents ans de la mort de Dante Alighieri, survenue le 14 septembre 1321 à Ravenne, le musée «Le Scuderie del Quirinale» consacre une grande exposition sur le thème de l’Enfer.
    Pour la première fois, une exposition d’art explorera l’univers diabolique, en faisant le récit de sa richesse iconographique, de l’Antiquité à nos jours, afin d’offrir une nouvelle interprétation à la création imaginaire du poète florentin qui, dans la Divine Comédie, a élaboré une véritable carte heuristique et symbolique.
    La vision de Dante sur le monde de l’Enfer, véritable colonne vertébrale de toute l’exposition, permet de s’interroger sur l’évolution historique du concept du Mal et de sa condamnation.
    S’inspirant de la sublime évocation chthonienne de Dante, l’exposition analysera l’Enfer, tour à tour, comme lieu de pénitence éternelle et comme métaphore de l’aliénation humaine, en mettant en scène des oeuvres d’artistes célèbres, notamment Botticeli, Bruegel, Bosh, Rosan Bronzino, Rubens, Tiepolo, Delacroix, Bouguereau, Grosz et Dix. L’exposition s’achèvera sur une réflexion sur le Paradis, lieu de poésie et de renaissance spirituelle et esthétique. Poète sans égal racontant le parcours de l’âme vers le salut, Dante clôturera l’exposition avec la puissance iconique de sa poésie : «Et dès lors, nous sortîmes revoir les étoiles».
    Comme une évidence, l‘oeuvre d’Henri Martin ne pouvait que faire partie de cette exposition, parmi les toiles des plus grands maîtres de la peinture. En attendant son retour, le musée des beaux-arts ne manquera pas d’émerveiller ses visiteurs par la diversité et la qualité de ses collections permanentes et temporaires. Entre découverte du Petit Salon mettant à l’honneur Jean de la Fontaine, l’exposition contemporaine de Philippe Shangti qui s’achève le 31 octobre 2021, chaque visite deviendra un véritable moment d’évasion.

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